Au temps de la grandeur des services secrets anglais, les très bonnes recrues y restaient, les 13/20 étaient placées au Foreign Office et les 10/20 casées au British Council, me dit-on. J’ignore si les Langues O’ sont encore un terroir de recrutement et si ce système a jamais fonctionné chez nous, mais en lisant une entrevue d’ambassadeur dans Le Figaro, j’y ai immédiatement songé.
Quand la rocaille hautaine du Namaqualand se couvre de fleurs, en diaprées bleu, jaune et violet, surgies du printemps austral, je songe à Démosthène et à l’éloquence des pierres. Et à la politique.
Je suis en vacances et je regardais avant-hier M. Obama donner du menton derrière son pupitre, comme jadis Mussolini à son balcon, et aboyer, sur le bulletin de la chaîne internationale russe RT
Sous les ventilateurs du Foreign Correspondents’ Club de Hong Kong, dernier bastion de la presse en Mer de Chine, je feuillète l’Australian, et je lis qu’un éleveur de moutons, quelque part dans l’ouest où l’esprit d’indépendance est tel qu’avant guerre la province du Western Australia approuva un référendum de sécession (l’affaire provoqua une crise, suspendue à cause du conflit mondial, mais perdure dans la Commission de réforme de la Fédération australienne), s’est mis au cochon
La littérature l’a tenu, la littérature l’a retenu. Mort samedi 17 juillet, l’acteur-écrivain avait écrit en 2005 au mensuel Figures pour raconter une journée de sa vie. Bernard Giraudeau ad vitam.