La question de fond est : pourquoi des assemblées, pourquoi des notables, pourquoi des élections régionales, sinon pour donner de la jouissance à la classe politique ?
Je sais bien que depuis la prolifération des politiques identitaires et de leur version post-Che Guevara, l’altermondialisme (qui est une politique de l’identité comme « alter », mais j’y reviendrai plus tard), ce mot « cosmopolite » fait vieux jeu, et même réac jouissif. Le cosmopolite est suspect d’aller en Thaïlande jouer à saute-mouton. Mais, voilà, je suis « cosmopolite », c’est comme ça que je vis, et comme ça que je pense. Et comme ça que je regarde la rhétorique à l’oeuvre dans la politique.
Diversité et métissage : synthèse égale foutaise.
Le philosophe donne son point de vue dans le débat sur l’identité nationale, et polémique avec les intellectuels "des nuées rhétoriques et des rêveries endormantes".
Le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale veut imposer un « grand débat sur l’identité française ».
Le philosophe y répond, à sa manière, dans un texte réactualisé. A la condition express d’une laïcité respectée par tous, « notre culture peut ouvrir davantage son universalité potentielle et accepter l’idée d’une France multiethnique et multiraciale, qui en s’ouvrant aux diverses couleurs de peau, demeurera aux couleurs de la France. »
Alors que le festival international du film de Pusan touche à sa fin. Cannes asiatique, il est une grosse plaque tournante du business cinématographique, la programmation est toujours très attendue. Le cinéma français avait été mis à l’honneur en 2007.